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Montbrun les Bains | Aulan | Gorges du Toulourenc | Reilhanette
Ce vieux village perché, accroché à la montagne face au Mont Ventoux appartenait jadis à la Baronnie des Mévouillon jusqu'au XIIIème siècle.
Il surplombe la vallée de l’Anary et ses pics rocheux pointant comme de gigantesques menhirs, au milieu des prés et des champs de lavande, avec en toile de fond toute la chaîne du Mont Ventoux.
Vue du pied du village, la silhouette de la forteresse, couronnée par les ruines du château Renaissance, reste impressionnante.
Riche d’une situation climatique exceptionnelle, Montbrun a attiré très tôt les hommes dans cette cuvette fertile, protégée du Mistral et arrosée de deux rivières (l’Anary et le Toulourenc) .
L’insécurité des siècles qui ont suivi la Paix Romaine a poussé progressivement la population à trouver refuge sur le rocher qui domine la plaine. Au pied du Château, et à l’abri des murailles, les maisons et l’église se sont serrées, de plus en plus à l’étroit, solidement ancrées à la pente du rocher, du haut, parfois, de leurs six étages.
Les premiers seigneurs de Montbrun ont été les plus anciens féodaux de la région : les Mévouillon et les d’Agoult. Au XIII° siècle, les Dupuy, venus de Romans prennent possession des lieux et deviennent Dupuy-Montbrun.
Pour visiter la partie historique du Village, on passe encore par les anciennes portes : celle du Beffroi vers l’est ou la porte de la Clastre qui s’ouvre au pied de l’église.
Trois édifices importants retiendront l’attention :
Le Beffroi (ou tour de l’horloge) témoin bien conservé de l’architecture militaire du XIII° siècle. Cette ancienne tour de défense est encore pourvue de tous ses attributs guerriers : créneaux, meurtrières et machicoulis. Il manque juste la herse, dont la rainure est toujours visible sous l’édifice.
L’église qui se dresse au-dessus de la porte sud et dont l’habillage baroque ne doit pas faire oublier des origines bien plus anciennes. Mentionnée dés le XIV° siècle, Temple calviniste pendant l’épisode protestant du village, elle fut ensuite reprise en mains par les autorités catholiques, transformée, agrandie et enrichie dans le goût baroque et dans l’esprit du concile de Trente. Des travaux importants de restauration en 1978 ont permis de mettre à jour des fresques de la fin du Moyen-âge et de rendre leur fraîcheur aux ors du retable baroque construit autour d’une jolie vierge de Parrocel dont le manteau couleur de temps protége, en souvenir des temps troublés, un mendiant et un soldat.
Les ruines du château Renaissance ne sont visibles que de l’extérieur, l’ensemble du domaine étant propriété privée.
Les dimensions des murs encore debout donnent une idée de la grandeur passée de l’édifice.
Le château médiéval ayant été rasé par ordre du Roi en 1560, Charles Dupuy-Montbrun fit bâtir sur ces ruines un Château Renaissance qui compta parmi les plus beaux de la région et dont certains plafond auraient été peints, plus tard, par Mignard: on y pouvait loger « cent maîtres et vingt pages et entretenir deux cent chevaux dans les écuries… » .
Le château connut en 1789 le sort de beaucoup d’autres : abandonné de ses occupants, il fut vendu comme bien national et finalement ruiné pour la seconde fois.
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Le petit village d'Aulan se situe à 740m d'altitude entre les Montagnes de Buc (1442m) et de l'Ubac (1036m), à l'orée des gorges du Toulourenc. Autour du château se dressaient autrefois une trentaine de maisons...
Le Château d'Aulan construit au XIIème siècle sur l'emplacement d'un oppidum, a été plusieurs fois remanié. Il constituait un point fort du dispositif stratégique des seigneurs de Mévouillon, on pouvait d'ailleurs communiquer avec la maison mère par signaux optiques.
Des difficultés financières amèneront les Mévouillon a perdre leur baronnie et conduise Raymond IV à céder Aulan à son voisin Hugues de Montbrun.
Par la suite, il devient la possession des De Suarez. Peu à peu , le château subit des modifications et devient petit à petit moins défensif .
A la révolution le château est détruit. Puis sera pillé et ruiné. C'est durant tout le XIXème siècle, que le château est progressivement remonté par Louis de Suarez d'Aulan et par son fils Arthur.
La restauration du château se termine juste en 1914 mais l'hécatombe de la Grande Guerre va toucher Aulan et le château sera à nouveau ruiné et pillé.
En 1933, le jeune Charles de Suarez Comte d'Aulan, reprend le flambeau et s'attaque à sa énième reconstruction.On retrouve une description du château à cette époque dans l'ouvrage de Jean Giono: "Promenade de la Mort".
L'église d'Aulan qui date du XIIème siècle, renferme un autel en bois sculpté de Roux, élève du grand Bernus.
Elle aussi a subit de nombreux remaniement à la suite de sa ruine notamment au XIX ème siècle, il ne resterait de roman que l'abside.
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Le Toulourenc ( tout ou rien en provençal ) longueur 32 Km - Bassin 150 Km² - Régime : torrentiel de type méditerranéen.
Dès juin, l'eau commence vite à manquer dans la région et beaucoup de rivières se retrouvent presque à sec.
Seul l'Ouvèze et le Toulourenc sont un peu épargnés.
Le Toulourenc garde un bon débit car il est alimenté par plusieurs sources en provenance du Mont Ventoux.
Rivière à caractère torrentiel du flanc nord du Mont Ventoux, délimite les départements de Vaucluse et de la Drôme.
Elle prend sa source au pied du château d'Aulan près de Montbrun-les-Bains, coule sur près de 30 kilomètres avant de se jeter dans l'Ouvèze sur la commune d'Entrechaux.
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Etymologiquement l’origine du nom est incertaine.
Toutefois l’hypothèse la plus probable serait le mot latin « Rella » la charrue devenue « Relha » puis rellania vers 1227 enfin Reilhanette dès le 13ème siècle.Cette terre appartient aux Baronnies du Dauphiné jusqu’en 1789.
Le sire de Montauban est porteur du titre de Seigneur de Reilhanette en 1276 puis la lignée des « Mévouillons » et celle des Dupuy en 1317 et au-delà.
Bâti sur un rocher près du confluent du Toulourenc et de l’Anary le village n’a probablement pas beaucoup changé d’allure depuis le moyen âge, dominé par les restes de son petit château fort gardant l’accès vers l’aval de la vallée du Toulourenc et par son église du XIIème siècle quasi intacte.
Sa morphologie ne s’est pas beaucoup modifiée si on en juge par l’évolution peu importante de sa population.
On sait qu’à la fin du XVII ème siècle, le village est clos de murs. Y vivent environ 300 personnes.
En 1789, la population du village plus quelques fermes atteint 345 habitants pour culminer à 498 en 1840. Les guerres et la désertification des campagnes ramènent ces chiffres à 131 en 2005.
On vit en autarcie sur ces collines et dans la plaine entre Reilhanette et Montbrun.
Les zones cultivables sont réduites et les axes de circulation Nord Sud et Est Ouest passent par des cols peu praticables.
Les productions locales varient peu au cours des temps, la lavande, l’épeautre remplacent le seigle, le gros blé dit « Métail » au moyen âge, le vin « clairet » a pratiquement disparu des caves alors que le vignoble au 19ème siècle recouvrait 1835 ha.
Le patrimoine est constitué principalement par l’église. Elle date du XIIème siècle, sa structure est donc romane avec une nef en berceau brisé.
Sa hauteur au dessus du maître autel est étonnante pour un édifice de ce type. Elle a subi bien entendu quelques remaniements mais pas de destructions majeures.
On nous la décrit en 1599 « en fort bon état, bien fermée et garnie de tout ce qui est nécessaire ».
Le château fort ou plutôt ses ruines encore importantes date également du XIIème siècle.
Sa destruction est le fait des troupes royales en 1560, destructions systématiques dans la région à cette époque qui, curieusement, ont épargné l’église.
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Source des articles : http://www.montbrunlesbainsofficedutourisme.fr/index2.php
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