La laideur est de ce monde et la beauté aussi
la haine est de ce monde et l' amour l' est aussi
la guerre est de ce monde et la paix tout autan
l' imbécilité est de ce monde, l' intélligence aussi
l' orgueil est de ce monde, l' humilité aussi
l' odeur de la merde est de ce monde, celle de la rose aussi
la maladie est de ce monde, la bonne santé aussi
la pauvreté est de ce monde, l' opulence l' est aussi
le patron est de ce monde, l' ouvrier également
la lumière est de ce monde, l'obscurité aussi
le courrage est de ce monde, la paresse également
l' avarice est de ce monde, la générosité aussi
l' ivresse est de ce monde, la sobriété aussi
la fin est de ce monde, le début également
la foi est de ce monde, l' athéisme tout autan
la mer est de ce monde, le désert également
l' esclave est de ce monde, l' affranchi l' est aussi
le profit est de ce monde, le partage tout autan
la peur est de ce monde, le courrage également
la force est de ce monde, et la faiblesse aussi
la vie est de ce monde, et la mort tout autan
l' espoir est de ce monde, le désespoir aussi
le pouvoir est de ce monde, l' anarchie également
le yin est de ce monde, le yang est de ce monde.
Si Je mesurais 20 ou 30 cm de plus ou de moins,
j' aurai une vue de la vie totalemtent différente ... !
- Chassez le naturiste, il revient au bungalow.
- Neige en novembre, noël en décembre.
- Gros Niçois qui manigance.
- Qui va à la chiasse, laisse sa trace.
Mon insomnie me nourri
Et enrichi mes rêveries
Elle conforte ma solitude
Et ma soif de liberté.
Elle m'offre d'écouter le silence
Qui émane du monde assoupi
Elle m'aide à sentir ce repit
Qu'offre le calme de la nuit.
L'atmosphère y est différente
Et le ressenti plus ciselé
Je suis comme sur une île déserte
Posée au milieu du néant.
Comme une cerise sur le gateau
Un blanc en neige sur sa crème anglaise
Je suis sur une île flottante.
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Bruits de bagnoles, réveil matin
Ma gueule terne dans le miroir
La langue chargée, comme un godet
C'a y est j'ai ouvert les volets
Ville morte sur! c'est dimanche
Deux crottes de chien sur le trottoir
Un chat noir passe devant le bar
je crois qu'je vais m'faire un café
Il est sept heure, mon chien s'éveille
Sa gueule terne devant l'placard
La langue qui pend sur le parquet
Y faut que j'lui donne sa patée
Fumée bleutée, première bouffée
Odeur de croissants dans la rue
Mon chien a fini sa patée
Pour moi c'est l'heure de m'habiller
Première sortie, ville engourdie
Les trottoirs déserts, lueur pâle
Dehors il fait un froid glacial
Tant pis je r'montes me mettre au lit
Bruits de bagnoles, réveil matin
Ma gueule terne dans le miroir
La langue chargée, comme un godet
Nom d'un chien c'est lundi matin.
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Il marrive parfois de sortir, seul, au lever du jour, avant que le ville
ne s’agite.
Je suis alors emprunt d’une forte sensation.
D'une communion paisible et sensitive avec l’environnement proche.
Comme des retrouvailles entre le bien-être et l’espoir.
Alors mon regard s’épanouis.
Mes oreilles s’emplissent du calme !
Je respire à fond.
Ma coeur s’ouvre et s‘appaise dans la solitude du matin
Ma conscience aussi, mais elle, la garce! ne s’appaise pas !
Et me renvoie à la face, tel un boomerang, les réalités
de mon temps.
Alors je me remets à penser, inquiet mais quelque peu résigné,
Aux forêts, à la Faune, à la Flore,
Aux Tributs Indigènes des forêts primaires dont l'espace
se restreint.
Je pense aux Océans et aux Mers
A leurs Poissons, Coraux, Plancton, Mammifères, Coquillages, Algues,
Crutacés, Cétacés, leurs Côtes, leurs Plages,
leurs Courrants, leurs falaises,
Leurs criques, leurs oiseaux, leurs îles, leurs atolls et leurs
barrières de corail
Et je m’inquiète...
Je pense aux Cours d’Eau, aux Lacs étangs et Marécages.
A leur Faune, leur Flore, leurs rives
Je pense à l’Air et au Ciel.
Aux Nuages, aux Vents, à l’orage, à la pluie, la neige,
la glace.
Et je m’inquiète...
Je pense à l’Harmonie et au Calme des Montagnes.
A l’Horizon sans fin des Steppes, aux Sables Chauds des déserts
Aux lointains pôles glacés, aux cascades et aux canyons
Et je m’inquiète...
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Seul avec mon insomnie
Je suis la, bien éveillé
Sans rêves mais sans réalité
Dans le silence de la nuit
Tout autour de moi s'est figé
Même le chat s'est endormi
Ce soir je n'me suis pas couché
A coup de cafés arrosés
De cigarettes, je résiste
Je suis l'élu d'un autre monde
Dont les autres sont exclus
Recroquevillé et protégé
La ville a céssé de gronder
Et les hommes de s'activer
Le calme ! . . .
Sur mon nuage bien douillet
Je survolle l'espace assoupi
Plus un bruit, plus un seul cri
Et puis l'aube a pointé son nez
Sur la ville et sur ma rue
Mon nuage s'est dissipé
Me faisant vite retomber
Dans la triste réalité
D'un quotidien bien orchestré
Mon radeau précaire a coulé
Entraînant mes maigres chimères
Dans les abîmes de ma concsience
Demain je serai fatigué
Et alors je m'enfoncerai
Dans un sommeil paradoxal
En rêvant que je ne dort pas
Et que je suis sur un nuage
Loin de la connerie humaine
Et que je m'évade à jamais
Vers des contrées inexplorées
Peuplées d'hommes doux et rêveurs
Je retourne à mon insomnie
Je rembarque dans mon radeau
Je remonte sur mon nuage
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J'verai pas la fin du pétrole
Ni l'démentellement des centrales
J'verai pas la tronche de mes mômes
Quand ca leur pêtera à la gueule
J'verai pas l'humain s'assagir
Et rire de sa propre connerie
J'verai pas nos politicars
Quand y chieront dans leur falzar
J'verai pas St Pierre à l'entrée
De son paradis d'pacotille
J'verai pas non plus les tréfonds
De leur enfer de leurs bas-fonds
Qui nous f'sait d'jà des frayeurs
Quand minos dès la moindre gaffe
On nous menaçait de ses chaleurs.
J'verai pas l'intellegencia
S'échapper avec toute sa cour
Dans des vaisseaux sophistiqués
Qu'auront remplacés les fusées
J'verai pas ceux qui reste en bas
Sur une Terre surexploitée
A respirer péniblement
Un air chaud et malodorant
J'aurai pas l'horreur d'assister
A l'abattage médiatisé
Des derniers mutants rescensés
Lors de la dernière assemblèe
Je vivrais pas tous mes phantasmes
J'croquerais pas dans toutes les pommes
De toute façon quoi qu'on en dise
La vie nous mène bien ou elle veut
Et quelque soit notre chemin
C'est elle qui en choisi la fin
Alors vous tous pas de panique,
Pas de prises de tête chroniques,
C'est nous qu'on va lui faire la nique,
A grands coups d'chansons et d'musiques.
Et on chantera tous en coeur,
Pour bien dégueuler nos rancoeurs,
En continuant notre chemin,
Tranquille, cool pénard et serein.
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Yin et Yang
